Guillaume Leingre
La mode est omniprésente et protéiforme dans l’œuvre de Kiki Kogelnik (1935-1997). Elle participe de la construction de son personnage public, « Kiki », elle sert d’inspiration dans de nombreuses œuvres, et régit le lien tant souhaité à l’artificialité. La mode produit de la « beauté », sert d’interface entre le studio et la ville, et entre différents types d’image. Elle sert à la représentation dans tous les sens du terme. Mais elle sert aussi un but politique, ce qui est plus rare : l’artiste recourt à la mode (ou plutôt au vêtement) dans une très symbolique opération dénommée la lessive. Il s’agit de laver les taches de l’Histoire, traiter le thème de l’hygiène et, peut-être, celui de la virginité catholique.
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Kiki Kogelnik, Strassenbilder Wien, 1967
Photographer : Joseph Tandl. Courtesy of Kiki Kogelnik Foundation. © 1967 Kiki Kogelnik Foundation. All rights reserved.
L'auteur
Guillaume Leingre est historien de l’art. Enseignant et responsable des partenariats culturels à l’Institut Français de la Mode de 2019 à 2022, il dirige aujourd’hui l’agence Art Matters, qu’il a fondée. Lauréat en 2024 de la bourse Mission Recherche pour son projet Kiki Kogelnik et l’anatomie (avec le soutien de Jean-Pierre Criqui), il a soutenu en 2025 une thèse intitulée Kiki Kogelnik et les choses.
Illustration en vignette :
Kiki Kogelnik, Strassenbilder Wien, 1967
Photographer : Joseph Tandl. Courtesy of Kiki Kogelnik Foundation. © 1967 Kiki Kogelnik Foundation. All rights reserved.
